L'ASSOCIATION
Golf de Saint Martin de Crau, association du type loi de 1901.
Établi à la sortie de Saint-Martin-de-Crau, en bordure de Crau et à la lisière d’une chênaie, le golf municipal est étroitement lié à son territoire. Installé dans une baïsse — une zone basse typique de la plaine de la Crau — entre Arles et Salon-de-Provence, il est municipal depuis sa création en 1988. Avec 505 licenciés âgés de 4 à 93 ans, c’est le club le plus fréquenté de la région en nombre d’adhérents, alors qu’il ne compte que 9 trous et un practice. Il est géré par l’association sportive du golf, présidée depuis décembre 2023 par Daniel Gibert, entouré d’un comité directeur de douze personnes.
« Ce golf, c’est un peu l’histoire de Saint-Martin-de-Crau », résume Daniel Gibert. Le club est né en 1987 de la volonté de quelques passionnés, avant de devenir municipal l’année suivante. Depuis, la Mairie n’a cessé de le soutenir : elle prend en charge la moitié du greenkeeping — l’entretien des parcours extérieurs, qui coûte environ 150 000 € par an — ainsi que le personnel, l’eau et l’électricité. « Cela nous permet de réduire fortement les coûts », précise le président.
Un golf accessible à tous
Cette aide municipale se traduit directement sur la cotisation, parmi les plus basses de la région : 250 € par an pour les résidents de Saint-Martin-de-Crau, 450 € pour les non-résidents. Un tarif loin de la réputation d’un sport souvent perçu comme élitiste. « On ne connaît pas toutes les cotisations de chaque entité en France, mais nous avons la réputation d’être le club le moins cher », souligne Daniel Gibert, qui reconnaît toutefois : « Il ne faut pas se mentir, le golf est un sport de riche. C’est aussi un endroit où l’on signe des contrats. » Son ambition reste de rendre la discipline accessible à tous et de cultiver la convivialité entre les membres.
Un parcours exigeant malgré sa taille
Avec ses 9 trous (4 par 3 et 5 par 4), le parcours peut surprendre par sa taille — la plupart des golfs en comptent 18. Mais la difficulté est bien réelle. « Il n’est pas facile à appréhender, il y a beaucoup d’obstacles dont des bunkers. Il faut jouer droit », décrit Daniel Gibert. Le club y organise une vingtaine de compétitions par an et veille particulièrement à la qualité de ses greens.
Un engagement environnemental
L’association porte aussi une attention croissante à l’impact environnemental du parcours : division par deux de la consommation d’eau à venir, arrêt des fongicides, et plantation de 50 arbres il y a quatre ans pour rendre le site plus arboré.
Des ambitions sportives mesurées
Côté compétition, l’équipe première évolue en 4e division nationale, avec la volonté de progresser encore — notamment sur le développement du golf féminin. Mais Daniel Gibert reste lucide sur les autres priorités du club : « On ne peut pas être beaucoup plus en termes de licenciés. Il faut que tout le monde puisse jouer avec des départs toutes les 10 minutes. Je souhaite simplement qu’on se stabilise et qu’on prenne soin de nos installations. »
Un lien qui semble indéfectible entre la commune provençale et son golf.